The Most Important Do’s and Don’ts to Protect your Mental Health As an Activist

“Caring for myself is not self-indulgence. It is self-preservation, and that is an act of political warfare.”

Audre Lorde

Récemment, des millions de manifestants se sont retrouvés dans les rues des Etats-Unis et de dizaines d’autres pays dans le monde pour dénoncer les violences policières racistes. Les réseaux sociaux se sont transformés en une sorte de QG pour partager des pétitions et des collectes de fonds, des conseils pour manifester en toute sécurité, et des projets de lois pour faire bouger les choses au long terme. Avec le deuxième weekend de manifestations qui commence, beaucoup ont commencé à mentionner l’expression “burn-out” et a conseiller a tous ces nouveaux activistes de prendre soin d’eux-mêmes. Mais qu’est-ce que ca veut dire de preserver sa sante mentale, au fond? A quoi ca ressemble en pratique? Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous quelques conseils qui m’aident à faire la part des choses tout en restant engagée. 

Recently, protesters have taken to the streets of the United States, and many other countries in the world, to denounce racist police brutality. Social media quickly became a place to exchange links to petitions and fundraisers, tips to protest safely, and policy ideas to address the issue at hand. As we enter the second weekend of protests, some have started to mention the word “burn-out” and advise new and old activists alike to take care of their mental health. But what does that actually look like in practice? Here are some of my personal tips to preserve my happiness while making meaningful change. 

DON’T: Engage with hateful comments and tweets

Répondre aux commentaires et tweets haineux, c’est vraiment la pire des mauvaises habitudes. Parfois, une insulte de quelqu’un que je ne connais pas absolument pas peut me gâcher ma journée entière, et même m’empêcher de dormir. Avec le temps, j’ai appris que ça ne servait strictement à rien de perdre son énergie à essayer de faire changer d’avis quelqu’un qui est agressif et irrespectueux dès le début. Je vous conseille de signaler ce genre de contenu pour que les incitations à la haine soient punies, mais que vous n’y consacrez pas tout votre temps.

This bad habit is what drains me most as an online activist. An insult from someone I don’t even know can ruin my entire day, and night. Avoid wasting your time with people who clearly show signs of disrespect and only care about making a (bad) comeback. Instead, report hateful content and move on with your day.

DO: Prioritize conversations with people who clearly are ready to hear your point of view

Si vous êtes à un dîner de famille et que quelqu’un fait une remarque qui n’a clairement aucun sens d’un point de vue factuel, essayez de répondre calmement en ne parlant pas de vos sentiments mais plutôt des ressources qui existent et des preuves qui ont été réunies sur le sujet. Je pense aussi que c’est toujours mieux de parler avec ce genre de personne en tête à tête plutôt que devant toute votre famille, sinon la pression sociale et la fierté de la personne risque d’entraver un vrai dialogue. Tout ça pour dire qu’il vaut mieux investir votre énergie pour faire changer d’avis vos amis ou votre famille proche que des inconnus sur les réseaux.  

If you’re at the dinner table with a family member and they say something ignorant, try and respond calmly. I find that it’s even better to have a one-on-one conversation, so that pride and social pressure don’t get in the way of an honest dialogue. The point is, if you see that someone is willing to at least listen to you, it can be worth your time to talk with them, as opposed to an aggressive stranger on social media. 

DON’T: Put yourself in danger

Ne vous mettez pas en danger pour aller manifester! Si vous êtes sans papier ou que vous avez un visa étudiant, c’est un gros risque à prendre que de se confronter à la police. Pareil si vous êtes en situation de handicap ou même que vous avez une maladie respiratoire. En cas de problème, si vous ne pouvez pas échapper à la violence ou que vous ne pouvez plus respirer a cause des gaz lacrymogènes, ça ne vaut pas le coup de venir. C’est vraiment trop risqué. Il y a beaucoup d’autres manières d’aider tout en restant en sécurité. Pour les manifestations qui ne concernent pas la violence policière, il y a en général moins de chances que des soucis arrivent parce que les policiers ne vont pas directement se brusquer. 

If you’re undocumented or on a visa, getting arrested is just a really, really big risk to take. The same goes if you have any disability or disease that makes you vulnerable to any possible violence at a protest. Protesting is amazing, but there are other ways to help. 

DO: Fundraise and donate to organization

Faire un don ou organiser une collecte de fonds pour une association, c’est une super manière de soutenir une cause sans s’épuiser mentalement. Par exemple, vous pouvez peindre ou dessiner quelque chose et le revendre pour un petit prix, puis reverser les fonds à l’association. Ou au contraire, demander un reçu de don en échange d’un dessin personnalisé. Vous pouvez aussi créer des sortes de bingos pour vos story Instagram. Chaque case correspond à 2, 3, 4, 5 euros et le but est de finir le bingo. Vos amis vous envoient la somme sur Lydia (en France) ou Venmo (aux Etats Unis), vous taguez leur nom dans votre story sur la case correspondant au montant de leur don, et vous reversez le total à une association. C’est quelque chose qui s’est popularisé avec les sororités américaines qui collectent des fonds pour leur association comme ça plusieurs fois par semestre. Enfin, vous pouvez aussi décider de faire un paiement mensuel à une association, histoire d’include cette petite somme dans votre budget et donc de pouvoir économiser pour, mais aussi pour continuer à vous engager quand les manifs s’arrêtent.

You can turn it into a relaxing activity by making art and selling it, then donating proceeds to an organization working to further a cause you care about. Another option is to make an Instagram story template for a fundraising bingo and encourage your friends to help! If you’re able to donate, I suggest making a small monthly donation to have a regular part of your budget allocated to activism. It helps to make long-term progress for the cause and to plan ahead to save up.

DON’T: Spend hours on social media or reading the news

Encore une très mauvaise habitude à éviter. Même si votre journal préféré (personnellement le New York Times est limite un de mes meilleures amis à ce stade) est génial, il n’y a pas besoin de regarder la page d’accueil cinq fois par jour. Vous risquez de vous noyer dans tellement d’informations que ca en deviendra décourageant. C’est pareil pour les réseaux sociaux (surtout Twitter). Je vous conseille de décider d’une heure dans la journée (idéalement dans l’après midi) pour faire ça, pour ne pas vous énerver à une heure du matin et avoir des cauchemars sur les infos au milieu de la nuit. C’est juste contre-productif. Evitez aussi de regarder les infos, parce que les chaînes de télé adorent passer des images traumatisantes, négatives, et surtout super simplistes. Ça ne va pas vous aider à comprendre la situation dans le monde, juste vous faire peur et contribuer au profit de groupes de droite. Autrement dit, si votre objectif est de combattre le racisme, fuyez BFMTV. Abonnez-vous au Monde ou à Mediapart à la place, parce qu’ils font de super enquêtes. J’aime aussi beaucoup le Huffington Post, qui est gratuit (et de gauche).

This is another one of my really bad habits. Yes, the New York Times has amazing, informative articles, but you do not need to refresh the homepage every hour. You risk drowning into so much upsetting information that it’ll only overwhelm and discourage you. The same goes for social media, and particularly Twitter. My tip is to decide on a time during the day to read the news (notice I didn’t say watch, because TV news are anxiety-inducing and over simplify everything at the same time) and go on social media. Stick to it. Don’t make the mistake of scrolling through upsetting images at 1 a.m. and then having nightmares about what’s going on in the world. It’s not productive. There’s only so much you need to know in order to make a change in the world.

DO: Educate yourself through movies and books

Une alternative aux journaux et chaînes d’information en continu, c’est de regarder des films ou de lire des livres liés à la cause que vous défendez. Il y a une tonne de livres féministes ou anti-racistes que vous pouvez trouver facilement sur Internet. Les podcasts sont aussi tops pour apprendre tout en vous rendant à la fac ou au travail. Ces livres, documentaires, ou podcasts vous en apprendront peut être plus que les journaux, mais surtout ils ne vous feront pas subir un flot d’informations traumatisantes.  

Instead of getting caught up in the 24-hour news cycle and not actually learning much, expose yourself to new ideas from reputable authors and new perspectives from creative filmmakers. Read a book or watch a movie related to the cause that you care about. Not only is educating yourself with these materials essential, but it’s also better for your mental health than internalizing traumatizing images of current events.

DON’T: Keep your pain to yourself

Si vous vous sentez dépassée, coupable, ou triste, ne gardez pas ça pour vous. Après, evitez aussi d’en parler a quelqu’un qui se sent encore plus mal. Par exemple, si vous êtes une personne blanche qui commence tout juste à découvrir l’ampleur du racisme dans la société et vous vous sentez épuisée de cette semaine qui vient de passer, parlez en à une amie blanche plutôt qu’à une personne noire qui sera sûrement bien plus fatiguée que vous après avoir été confrontée à ça toute sa vie. 

If you’re feeling overwhelmed, guilty, or sad, don’t keep those emotions to yourself. Of course, try not put them on the people who are most affected by the cause. For example, if you’re a white person who’s coming to terms with the amount of racism out there, it’s a good idea to talk about it with another white friend, rather than to place a burden on your black friend.

DO: Process information by journaling or making scrapbooks

Au lieu de garder tout à l’intérieur, commencez un journal intime ou même un scrapbook dans lequel vous collez des photos de l’actualité ou des bouts du journal du jour. Écrivez dans votre journal ou scrapbook ce que vous ressentez en pensant à tout ça. Faire du sport peut aussi aider à extérioriser, par exemple si vous prenez le temps de réfléchir à la situation tout en courant dehors. 

Instead of keeping things in, try journaling your thoughts, or even making a scrapbook with photos from the news. You can write down what each photo makes you feel. Some people also like to process things internally as they exercise, so you can also try running outside, and just reflecting on everything as you run.

DON’T: Attempt to donate your time and energy to every possible cause

Malheureusement, on ne peut pas s’impliquer dans chaque bataille, 24h sur 24. Il faut choisir son front en fonction de nos passions et de ce qui nous touche personnellement. Par exemple, je dirais qu’en ce moment je suis préoccupée par le sexisme et le racisme, mais les droits des personnes LGBT ou le changement climatique sont aussi des causes qui me touchent et que j’ai envie d’aider de temps à autre. Au delà de ça, je n’ai pas assez de temps et d’énergie pour m’impliquer dans chaque combat inimaginable, même si je vois bien qu’il y a tellement de chantiers intéressants dans le monde. 

Unfortunately, we can’t fight on every front 24/7. We all have our lives to live and there is always going to be someone making sure a cause is cared for. Make a list of the fights you care most about. For me, these fights are mainly feminism and racism, but I also care about LGBTQ+ issues and environmental issues. Beyond that, I can’t give much energy. That doesn’t mean I won’t learn new information that I come across or support an important cause by voting to protect it, but I can’t actively be an activist for that cause.

DO: Prioritize to maximize your impact 

Faites une liste des choses qui vous tiennent le plus à coeur et impliquez vous à 100% dedans. Il y a aura toujours une autre personne passionnée qui s’investira dans une autre cause que vous, vous pouvez compter là dessus. Vous pouvez continuer à signer quelques pétitions et partager des infos dans les moments importants, mais encore une fois, limitez vos engagements. Sinon vous aurez l’impression de ne faire de progrès nulle part. 

Make a list of the things that you care most about. Even though many fights are intersectional, you can decide that environmental rights are something you want to give more time to than women’s rights. That’s okay, because every activist should be passionate about their cause, and full of energy to advance it. There will always be someone else who is passionate about another cause. Of course, you can still share some news about other causes or sign petitions that mean a lot to you, but don’t try to fight every battle out there. We’re only human and there’s only so much we can do in 24 hours.

DON’T: Get discouraged when disheartening news come out

Si vous avez manifesté pendant des jours contre les violences policières, et qu’encore plus de violences policières sont avérées, ça peut être à première vue très décourageant. Mais dites vous qu’avant ces violences n’étaient peut être pas montrées au JT ou dans les journaux autant qu’elles ne le sont en ce moment. C’est déjà un progrès. Un progrès amer et brutal, mais un progrès tout de même. Le mouvement gagne en visibilité et gagne du soutien de jour en jour. 

You’ve been protesting against police brutality for days, and more police brutality makes headlines. This is definitely upsetting, but at least police violence is making headlines now. Before the protests, it wasn’t on the public’s agenda. That’s a win right there. A bitter win, yes. But there’s progress nonetheless. Try to lean on your support system and not give up the fight when negative news comes out. Try to hold on. The movement is gaining supporters and visibility, day by day. 

DO: Look back on milestones and achievements

Quand vous vous sentez découragée, repensez aux grandes victoires passées. Par exemple, quand je suis dégoûtée de la violence et des micro agressions contre les LGBT, je me dis que le mariage pour tous a été légalisé dans beaucoup de pays pendant les cinq dernières années. Et ça, c’est quelque chose qu’on ne peut pas nous enlever. 

When you’re feeling down, look back on all the milestones the movement you’re fighting for has achieved. For example, as a bisexual woman, sometimes I feel very discouraged when I see violence or micro-aggressions against LGBT people. But I try to remember that we’ve earned marriage equality in so many countries in the last five years, and that’s something no one can take away from us. 

Personnellement, je suis fière de cette génération qui a envie de se battre pour tout le monde. Il y a une montagne d’obstacles et de travail devant nous pour démanteler les différents systèmes d’oppression contre les minorités dans notre société. Mais il faut se rappeler que c’est un marathon, pas un sprint. Il faut économiser nos forces le plus possible.

At the end of the day, we should all be proud of this generation that is eager to spark change and to fight for a better future for everyone. There is a mountain of work ahead of us to dismantle racism, sexism, homophobia, and so many other forms of systemic discrimination. But we will get to the finish line of the marathon if we learn to pace ourselves.

xo, Ari

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