à travers l’Atlantique — étoile du Nord

écrit en juillet, à paris, dans le métro, ligne 6, sur un strapontin

équilibriste sur les toits parisiens

je saute entre l’amour et le désarroi

ivre et courant dans les rues de venise, new york, rome, et londres

le cœur vide en regardant les lumières de la ville s’éloigner

c’est les montagnes russes

gueule de bois quand je dois te quitter de nouveau pour un mois

les réacteurs vrombissent et m’anéstesient

alors laissez moi là

peut être que je volerai en cendres

à mi chemin

entre les boulevards haussmaniens et les grattes ciel

***

je divague dans le noir

les étoiles flottent et tournent

et je n’ai même pas bu

cette fois

***

de retour

et je regarde

cette foutue carte du monde

***

je ne me sens plus moi dans ce corps

trop lourd

lourd de tristesse et de valises toujours à moitié ouvertes

d’un passé tortueux

dont on ne se détache pas comme ça

***

quatre langues pour m’exprimer

mais aucun mot ne sort de ma bouche

je n’ai plus vraiment envie de dire quoi que ce soit

peur que personne ne comprenne

ces morceaux de mon âme aux quatre coins du monde

et puis, avec le décalage horaire

je ne sais plus du tout où j’en suis

je vais me poser sur ce canapé, dans cet appartement

ma main sous ma tête

c’est la seule constante que je connais

***

ce que je sais c’est que

ma plus grande peur, c’est de ne pas être digne de toi

que tu ne me regardes plus pareil

si je te déçois

***

je veux ta silhouette au loin à la gare

je veux tes baisers, tes éclats de rire

je veux ta confiance et je veux te faire confiance

je te veux toi et rien que toi

je veux sauter dans tes bras

caresser tes cheveux ébènes

poser mon front contre le tien

***

sentir la chaleur de ton âme

à des milliers de kilomètres mais aussi à zéro centimètres

je veux t’écrire pour toujours

je veux que tu sois ma muse

quand j’aperçois l’esquisse d’un sourire sur ton visage

je comprends ce que c’est que d’aimer

se sentir si faible face à une force si puissante

qui t’écrases et te prive de toute volonté

tout en te faisant voler

***

je veux me mettre à genoux

escalader des montagnes

écouter des centaines de concertos

faire le tour du monde

nager dans l’océan avec toi

***

je veux que tu sois mon repère

mon étoile du Nord

celle que je regarde à l’avant du bateau

celle qui me guide dans la nuit

et brille avec moi quand il fait de nouveau jour

je suis accablée par le poids du monde

mais je sais que je te veux toi

rien que toi

toi, toi, et encore toi.

qui m’inonde de lumière

avec toi le brouillard se dissipe

p.s. oui, je reviens avec un poème pas très clair, un peu brouillon. j’ai eu une première moitié de semestre extrêmement difficile, physiquement comme mentalement et je n’ai pas du tout eu le coeur d’écrire ou de me donner ici. je me concentre sur ma santé, mais quand je reviens, promis, je fonce tête baissée et je vous prépare plein de jolies surprises! j’espère que vous allez bien et je vous garde dans mes pensées. merci infiniment de continuer à me lire après toutes ces années ☆ des bisous, ariane.

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